Mardi 19 août 2008
Après réflexion j'ai pris la liberté de supprimer qq un pan d'articles...et les commentaires avec. Ca m'embête un peu pour les commentaires, mais voilà, quand une époque se termine, on a besoin de "rénover son intérieur". Voilà un blog recentré sur l'essentiel, bonne lecture!
EDIT 16 septembre
Par La Discrète
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 25 juin 2008
Ombres et lumières, je me penche et vois le ciel étoilé dans l'eau du lac sans une ride.
Où est le ciel? Où est la terre? Sans repères je me laisse aller.
Du négatif au positif, du positif au négatif, j'oscille.
Les ombres autour de moi passent et ne me retiennent!
Je saute à pieds joints dans ma galaxie et la nuit explose.



Par La Discrète - Publié dans : haïku
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mercredi 25 juin 2008
et oui, un projet de voyage se profile... ce qui explique que je ne sois pas très présente ici... mais je vais revenir bientôt :)

Par La Discrète
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 13 mai 2008

 

Chloé & Smagghe - The dysfuntional Family

La foule envahit peu à peu le parterre de la scène principale, dans une vieille usine désaffectée. Il fait plus chaud que tout à l'heure.
Les lumières se tamisent. C'est le signe.
Le DJ apparait au milieu des fumigènes, pâle, chemise blanche sous les néons jaunes. Il envoie très vite le premier mix, acide, percutant.
Soumise à l'injonction, docile, je commence à ondoyer sans m'en apercevoir. Les basses vrillent mon thorax. Je pose ma main sur mon cou, près de la carotide pour sentir la pulsation qui remonte le long de ma trachée jusqu'à mon cortex; un long frisson, et subitement une excitation dans mon ventre. Se laisser posséder par le rythme du beat; perdre tout contrôle de ses mouvements, oublier les noeuds du corps... 

La foule se masse compacte aux pieds du DJ, nimbé de flashs et de fumigènes, on a du mal à voir son visage. Le beat est de plus en plus rapide, les breaks mutins se multiplient. Mon rythme cardiaque continue à monter en flèche, mes veines cognent sous l'afflux sauvage du sang. Je ne danse pas mais perds plusieurs fois l'équilibre.
La chaleur s'est répandue dans tout mon corps. Moi aussi, je mords mes lèvres.
Plus rien n'existe que cette lointaine silhouette à laquelle mon regard ivre, défaillant, s'encre encore et encore. Mes yeux toujours reviennent sur La Source.

Densité, mouvement de collines ondoyantes. La foule. Je prends son énergie en plein plexus.
Les individualités tout à l'heure si présentes se sont diluées tel le Rorschach dans les nappes hypnotiques distillées par le Maître de cérémonie.
Le son des basses rallie toutes les épaules en croches, via un point invisible. Le Dj sourit quand la rumeur enfle en clameur, en cris. Corps qui se touchent, se tordent ensemble et roulent en lianes. L'arc de lumière des stromboscopes offre le spectacle des corps radiographiés.
Les bouches s'étirent en sourire et parfois en rictus. Jouissance.
Par La Discrète - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 8 mai 2008
en attendant de faire mieux car pas complètement satisfaite, mais bon au moins je suis plus toute nue.
Par La Discrète
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 30 avril 2008
Aujourd'hui j'ai refusé d'aller boire un verre avec un inconnu qui m'a accroché chez Virgin, tracé sur cinq cent mètres et abordé au coin d'une rue...Il avait l'air gentil et tellement sincère. En réalité j'avais rendez vous mais qu'importe!


Puisque l'heure est au dépôt de bilan sentimentalement parlant, voici le constat à l'amiable avec moi même auquel je parviens.

Pour toutes mes histoires qui ont bien fini, j'entends par là que même si la relation finit mal, on garde des bons souvenirs, on reste copains et on se rappelle; j'avais rencontré l'oiseau rare au cours d'un dîner, dans le cadre d'un réseau social, amical ou professionnel et plus si affinités. Ces hommes là sont restés soit que nous nous recroisons, reparlons, rebaisons, soit qu'ils soient restés en pensées ou quelque part ailleurs en suspension dans le viaduc qui me sert de corps, de barrière, de pont, bref de moyen de communication... Avec ces hommes là tout est permis, on peut prendre des risques.

Par contre, dans les histoires qui ont mal fini, celles où il ne reste rien que des impayés, des pavés, des boulets, l'homme, que dis-je le prédateur, est surgi de la nada. Et In media res. Ces histoires fugitives, ovniennes, ont systématiquement donné de la passion. Muchaaaa passion. Ay que caliente. Mais au final ça a donné un dialogue du genre:
Lui - vous dansez le tango mademoiselle?
Moi - Non je préfère le rock'n roll...
Poca passion  muy doliente.

Ceux là ne sont pas restés, paf, évaporés. j'ai beau fouiller mon enveloppe charnelle, je ne trouve rien {à part une MST?}
Hors étrangement, ces hommes là étaient apparus dans ma vie par le plus grand des hasards. Une conversation msn, une soirée où je ne connaissais presque personne, un intermédiaire que j'ai perdu de vie, oui oui, de vie. Et ils sont apparus nimbés de lumière. N'ayant jamais été particulièrement portée sur la prudence (il faut vivre chaque instant!!) ni sur les quand dira-t-on, je suis entrée de plein pied dans leur cercle de lumière. Sauf qu'on a pas vraiment joué à la marelle. En fait ce n'était même pas un jeu du tout (une colle de philo que m'avait posé mon prof en prépa : la vie est-elle un jeu? allez y faites vos grilles! Ceux qui trouvent le pourquoi de la bonne réponse seront récompensés). Dans les jeux, quand on est game over il suffit d'appuyer sur le bouton pour pouvoir rejouer.

L'équation donc me semble la plus simple. + un homme "surgit" dans ta vie = moins il faut t'y fier. Bien sûr, pour le respect de la science mathématique, je me permets de simplifier...

il est déstabilisant de s'apercevoir que les vieux trucs de parents finalement, c'était pas toujours n'importe quoi.
Promis maman, je ne parlerai plus aux inconnus


Par La Discrète - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 24 avril 2008

Souvent, on m'a demandé ce que j'avais avec les voyages, cette insatiable désir de découvertes, de contrées  aux accents aussi lointains qu'inaccessibles, cet appel impérieux, brutal et parfois incompréhensible...
Qu'ai-je à répondre, sinon que j'ai depuis toujours cet exil à l'intérieur de moi, que même auprès de proches et sur ma propre terre, je suis étrangère à moi-même, insensible au temps et à ses échos, aux pièges de la promiscuité... serais-je humaine d'admettre qu'un étranger m'émeut souvent autant qu'un proche?

L'exil ici n'est pas tant un état transitoire marqué d'un coup de tampon, c'est un état permanent. Je ne m'appartiens pas. Jamais aussi à l'aise qu'en terre inconnue, car l'Etrangère et ses étrangetés ne surprennent plus. Quand on vient d'ailleurs, on a le droit d'être étrange et non conforme à la norme.
Ce détachement , est-ce difficile à comprendre, me convient parfaitement. Je fais feu de tout bois de l'enracinement. Sans renier jamais la terre qui est la mienne, j'apprécie de la contempler d'un autre rivage.
Certains autour de moi vivent cette infidélité comme une trahison, un reniement. Mais pourquoi devoir toujours être celle qu'on attend...là ou on l'attend.

Je suis née déracinée, une plante aquatique qui trouve à son endroit de quoi l'alimenter. Contraire à un poisson qui navigue en bande et choisit parmi toutes l'eau la plus acclimatée, j'aime cultiver mes racines, même en eaux troubles.
Folie, destruction, vents contraires ne m'atteignent qu'en surface. C'est sous la surface limpide de l'eau que je me réfugie. Il suffit qu'une onde passe pour troubler le miroir et personne ne sait plus qui je suis vraiment.
C'est cette étrangetude qui toujours maintient tenace le fil du départ.
Un vent trop fort parfois me fait dériver mais un arbre solide et je fais mon foyer.
Je suis dans l'exil depuis ma naissance. La plus grand continent qu'il me faut découvrir c'est moi. Mais ce continent  m'est à jamais inaccessible. C'est le pays où l'on n'arrive jamais. Plutôt que de vouloir à tout prix le circonscrire, sachant cette blessure qui s'est cicatrisée, je préfère non pas fuir mais parcourir les ruisseaux, les rivières et les fleuves.
Il ne sert à rien de dompter l'exil, il est beaucoup plus sage de l'apprivoiser. Cet exil permanent n'est plus une coupure d'où le sang jaillit sans coaguler, il est le liquide vital et non léthal qui porte ma dérive.

Parfois aux hasards de cette tranquille déambulation, je trouve une rare espèce jusqu'ici inconnue. Et dont naissent de sublimes hybrides. Puis le cours de l'eau, plus fort que le reste, arrache mes racines aux siennes et me transporte ailleurs. Remonter le courant, c'est bon pour les saumons, mais je ne suis pas de l'espèce poissonnière. Passé un premier temps d'acclimation, je trouve une eau plus douce, moins calcaire, moins âpre où mes fleurs s'épanouiront sans peine.
D'avance, je demande pardon à ceux que j'ai laissé s'échouer sur le rivage
mais mon exil ne peut trouver racine que dans le mouvement perpétuel des ondes capricieuses.

Par La Discrète - Publié dans : parenthèse poétique
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008



J'ai cherché les mots pour le raconter, j'avais peur de déformer la réalité, de ne pas savoir le dire avec les mots justes... Tout m'a semblé si irréel, une succession d'événements qui ne sont pas faits pour se suivre dans la vie réelle, pas comme ça, pas avec tant d'évidences.
Et puis j'ai vu ce quai de gare, et ça a été le point de départ.
Dans son mail il disait qu'il repasserait par Lyon samedi puis qu'il irait chez des amis pour repartir chez lui dimanche. Je n'ai pas hésité à lui répondre. Il m'a donné l'heure, la provenance et j'ai été l'attendre, ce soir là où je n'avais que ça à faire, ou peut être pas. J'ai attendu...
Je ne l'ai pas reconnu. Oui bien sûr dans les films on se reconnait dans la foule, comme si l'autre clignotait en fluo et que tout le reste était gris. Mais nous, nous nous sommes loupés!! Heureusement que les téléphones portables existent!! On ne savait pas vraiment quoi se dire, comme deux cons devant la gare alors on a été boire. Il m'a raconté son séjour à Paris, son histoire, la petite fille qu'il avait eue (et qu'il a toujours du reste). J'ai trouvé son visage émacié, amaigri. Je me souvenais d'un visage lumineux et riant. J'ai trouvé qu'il avait l'air d'avoir souffert.
Il m'a proposé de venir chez ses amis et j'ai accepté. Dans le même temps, j'aurais bien aimé l'inviter chez moi mais mon ex m'avait dit qu'il repasserait peut être et j'étais sans nouvelles. Je me suis dit qu'il vallait mieux éviter le quartier jusqu'à nouvel ordre.
On a passé la soirée chez ses amis comme on l'avait fait des dizaines de fois des années auparavant. Il avait toujours le même humour décalé qui parfois vous met mal à l'aise. Et toujours ce sourire qui vous remet à l'aise.
La première fois qu'on est sortis ensemble, il y a un siècle, c'était dans sa chambre de bonne à Grenoble, on était tellement gênés qu'on a bu comme des trous et qu'on s'est endormis ivres morts. J'ai bu de la même façon mais cette fois-ci j'ai pas fini ivre morte. Avec l'âge, on apprend à se tenir...quoique...j'ai vu q'u'il était presque minuit et qu'il fallait que parte pour attraper le dernier métro. Mais j'avais pas envie. Minuit moins quinze, moins dix, moins cinq Le supplice... A minuit pile, je me lève et là il lève les yeux sur moi surpris. tu t'en va? il me dit C'est le dernier métro, je fais. Et si je rentrais en vélov? Ha je viens de comprendre pourquoi on avait affublé le système de vélos lyonnais d'un nom aussi ridicule.  j'ai du parler à voix haute car ils me regardent tous surpris.
Finalement je suis bien rentrée en vélov...le lendemain matin. J'ai du mettre une heure à rentrer chez moi avec tous les détours que j'ai fait pendant que lui faisait le trajet inverse jusqu'à la gare. Je suis restée avec mon pti vélo dans la tête une bonne heure, le temps de descendre une fois acheter des cigarettes, une deuxième fois acheter du café...
La suite, je ne vous raconte pas, car c'est beaucoup moins fun.
Par La Discrète - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 19 avril 2008

Au départ, la sensation est plus surprenante que douloureuse, le corps se vrille en ondes électriques concentrées à la surface de la peau et s'interroge sur cette intrusion brutale. Une sensation inexpérimentée, qu'il n'a jamais connu et ne peut comprendre.
Passés les premiers moments de surprise,il plie sous l'insistance et la répétition patiente de l'aiguille et de la piqûre violente. La main continue son ouvrage sans fléchir et sans prendre pitié. Le corps cesse de se rebeller et cède à l'usure. Parfois cette douleur s'accompagne d'un certain plaisir masochiste, ou peut être le plaisir d'avoir dépassé un seuil imposé par le carcan de la chair...

Mais le temps passant, au bout d'une heure ou deux, peut être moins ou plus, le temps est comme suspendu; la douleur s'intensifie. L'aiguille accumule à la surface de la peau une série de micro-chocs qu'il devient difficile d'encaisser.
Respirer, se détendre.
Malgré tout, le corps accuse le coup et se met à trembler de manière incontrôlable.

Des milliers de petites gouttes perlent à la surface de l'épiderme, mélange de sang, de sueur et d'encre. L'odeur devient âcre, une odeur de fer.

Déjà ce morceau de peau n'est plus le même, ne nous appartient plus de la même façon.

A la fin, un soulagement suivi d'un manque.

Alors en reprenant ses esprits et à travers les brumes de l'étourdissement causé par la douleur et d'une légère peur, on peut contempler avec fierté l'encrage formé à la surface de la peau par ce premier tatouage.



PS : merci à Aga donc de m'avoir suggéré indirectement ce post...

Par La Discrète - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 16 avril 2008
dis moaaaa
 si tu aimes ça ou paaaa

dis moi si j'dois rester ou paaaa

dis moi

si tu aimes ça Unaaa

car je suis fou de toaaa

quand tu n'm'appartiens paaaa
Par La Discrète
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Profil

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus