Mardi 7 juillet 2009
Un sourire qu'elle avait crû doux s'était fait soudain carnassier
Rongeant sa chaire plus dur que le sel.
Ses yeux se fendirent avec l'éclat d'une lame d'onyx
Son front lisse fendant les ténèbres.
Elle laissa échapper un chant, sa main caressant l'eau d'un lac peuplé d'étoiles.
Et les pelages gris argents des animaux des bois
Se refletèrent à son passage sur sa peau de lait.

Elle connaissait le chemin maintenant,
De simples ondulations de ses hanches guidant la barque.
Elle se pencha en arrière,
Ses cheveux couvrant l'eau comme des nénuphars,
Quand sa main sous l'eau bleuie par les algues
Glissait paresseuse sous la surface.
Ophélia, sans désespoir,
Elle se joua de ce reflet du bout des ongles.


Par La Discrète - Publié dans : parenthèse poétique
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Commentaires

Tant qu'elle a ne pas se faire happer par les eaux...
Commentaire n°1 posté par Jim le 03/09/2009 à 13h55

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